les lecteurs ont dit…

De l’avis de tous, Boris n’est pas normal parce qu’il a appris à marcher et à parler plus tard que les autres. Tout le monde le croit analphabète. Mais c’est faux et c’est son secret, son imposture. À 25 ans, vivant seul parmi ses livres, ses disques et ses chats, il décide de tenir un journal pendant huit mois où il nous raconte son quotidien, ses émotions, son enfance. Il y dénonce en plus les imposteurs qu’il s’amuse à espionner du haut de son grand pin ou dans la bibliothèque de ses parents. À travers son récit, on apprend sa rancœoeur, mais aussi son intelligence que personne ou presque ne soupçonne. Mais Boris est-il vraiment Boris? Un excellent récit qui foisonne de critique sociale, de folie, d’amour, d’humour, d’hommages à la chanson, à la littérature, et qui nous montre toute la complexité d’une personne pas comme les autres.
– Caroline Larouche, Les Bouquinistes
Les libraires

Trois ans après la parution de L’angélus, son premier récit racontant une année dans la vie de Laure en pleine métamorphose, Dany Rossignol propose une autre quête initiatique rafraîchissante, celle de Boris, un solitaire de vingt-cinq ans qui nous livre son journal dans Impostures. Racontant avec verve son enfance, son quotidien, ses émois et ses aspirations, créant des haïkus susceptibles de traduire une émotion fugace, Boris se nourrit de sa propre écriture comme de la musique et de la littérature, seules véritables sources extérieures de stimulation pour ce marginal cultivé aussi rêveur que lucide. L’imposture consistant d’abord pour lui à se faire diariste alors qu’on le croit analphabète, elle gagne bientôt plusieurs autres terrains. Vivant lui-même dans un monde d’imposteurs—à commencer par ses propres parents—, Boris n’hésite pas à traquer les secrets des autres et à dénoncer, souvent avec virulence, divers aspects d’un monde factice—le nôtre—centré sur la performance et le conformisme, monde avec lequel il ne peut ni ne veut cadrer.

– Caroline Dupont
Canadian Literature

L’auteur québécois Dany Rossignol (L’Angélus) signe son deuxième ouvrage, intitulé Impostures, le journal de Boris. Le livre paraît ces jours-ci aux Éditions David. Dès les premières pages, le narrateur va droit au but: Boris n’est pas son vrai nom; il passe aux yeux de tous pour un analphabète alors qu’il dévore les livres et qu’il tient un journal; il se plaît à dissimuler son secret et à débusquer ceux des autres… Ce court récit se lit en un rien de temps; on aime le ton tranchant de l’auteur, sa facilité à créer un univers distinct autour de son personnage marginal qui agrippe le lecteur de la première à la dernière page. Une petite lecture saisonnière rafraîchissante et peu commune.

– Mélissa Proulx, Voir
http://voir.ca/livres/2007/11/15/dany-rossignol-journal-de-limposteur/